Work Smart: Où travailleras-tu aujourd’hui?

Nicole Passavant travaille à la Poste, dans le développement de la culture. Dans ce cadre, elle assume, entre autres, la responsabilité de l’initiative «Work Smart». A l’occasion de la signature de la charte «Work Smart» par notre directrice générale, Susanne Ruoff, Nicole nous a accordé un entretien relatif à cette initiative et aux tâches qu’elle assure à ce titre.

Nicole, la Poste vous a confié la direction du projet Work Smart pour lequel notre directrice générale, Susanne Ruoff, et des dirigeants d’autres entreprises ont signé une charte commune. Quelle est la finalité de cette charte et de l’initiative «Work Smart»?

L’initiative Work Smart est une extension du Home Office Day. Les CFF, Swisscom, La Mobilière, Microsoft, Witzig the Office Company et nous-même assurons actuellement la tutelle de l’initiative. C’est en commun que nous souhaitons encourager les formes de travail flexibles. Cela signifie que nous voulons obtenir des changements comportementaux et créer des conditions cadres respectant mieux encore les besoins croissants en matière de formes de travail flexibles. En signant la charte, nous soulignons, avec les entreprises participantes, notre intention d’aborder activement les objectifs de l’initiative et de mettre les mesures correspondantes en œuvre dans nos entreprises respectives.

La finalité de l’initiative est d'encourager le travail flexible. Qu’est-ce que cela signifie au juste?

Une étude a montré que 50% environ de la population active suisse serait susceptible de travailler «smart». Ces personnes pourraient également effectuer leur travail à partir d’un autre lieu que leur poste de travail fixe au bureau. Avec cette initiative, nous souhaitons montrer aux entreprises et à leurs collaborateurs qu’il est tout à fait pertinent d’opter sciemment pour l’un ou l’autre lieu de travail. Si, par exemple, je dois rédiger un concept, j’ai besoin du calme et de la concentration que je peux trouver soit chez moi soit dans une pièce fermée. Si j’effectue des tâches nécessitant de la créativité ou s’il me faut un échange avec des collègues de travail, je m’installe dans les espaces ouverts. Je préfère travailler dans un café-lounge interne, chez moi ou dans le train.

Pour quelle raison la Poste participe-t-elle à l’initiative «Work Smart»?

Le déménagement à l’EspacePost (le nouveau siège principal au Wankdorf) a changé l’environnement de travail d'un grand nombre de collaborateurs. La plupart d’entre eux disposaient d’un poste de travail fixe à la Schönburg et ils pouvaient l’agencer à leur guise. Nous avons maintenant un concept de «desk-sharing» qui permet d’occuper chaque jour une autre place qui sera rangée le soir même. De plus, il existe maintenant différentes zones d’interaction susceptibles d’être utilisées pour un échange bref ou une réunion de plus longue durée. Les collaborateurs peuvent ainsi choisir le lieu de travail qui leur permet d’accomplir au mieux la tâche qui les occupe. On peut naturellement toujours opter pour le même poste de travail afin de rester parmi les autres membres de l’équipe. L’important est de trouver le lieu qui réponde tant aux besoins de l’entreprise qu’à ceux de la personne. Ce n’est qu’à cette condition que le résultat sera optimal.

En plus de la signature de la charte, une semaine «Work Smart» sera organisée du 15 au 19 juin. Que se passera-t-il durant cette semaine?

En signant la charte, nous ne voulons pas seulement faire état de notre intention, mais également mettre les idées de l’initiative «Work Smart» activement en œuvre. C’est la raison pour laquelle nous avons planifié différentes actions dans le cadre de la semaine «Work Smart». Durant cette semaine, chaque entreprise proposera des manifestations sur les trois thèmes prioritaires que sont la technique, l’infrastructure et l'individu. Le 17 juin, la Poste lance une invitation à un débat et à des ateliers portant sur le thème «Work Smart: l’individu au premier plan». Le jeudi 18 juin, nous organiserons, avec les CFF notre voisine, la visite de nos sièges respectifs. Le vendredi, nous dresserons ensuite un bilan commun de la semaine et discuterons de la manière de mettre à profit à l’avenir les enseignements que nous aurons acquis. Cette discussion pourra être suivie en direct en ligne. De plus, durant toute la semaine, on pourra aller travailler pendant une journée dans un PopupOffice en Suisse.

Qui peut participer à ces manifestations et que servira-t-on aux participants à notre débat et aux ateliers?

En principe, la participation aux manifestations est ouverte à tous ceux que le «Work Smart» intéresse. L’inscription peut se faire en ligne sur: www.work-smart-initiative.ch. Nous nous adressons en particulier aux collaborateurs des entreprises membres et des organisations partenaires qui connaissent et appliquent déjà partiellement le concept.

L’individu sera mis au premier plan aussi lors de notre débat. La flexibilisation du travail est une bénédiction pour les uns, d’autres suivent le mouvement d'un œil très critique. C’est de cela dont nous souhaitons parler. Les participants au débat sont: Lucrezia Meier-Schatz (conseillère nationale et directrice de Pro Familia), Yves-André Jeandupeux (responsable Personnel, Poste), Franz Huber (responsable Réseau postal et vente, Poste), Fritz Gurtner (responsable de la section Logistique, syndicom) et Alex Senn (Head of Recruiting and Employability, Swisscom). Nous reprendrons les thèmes au cours des trois ateliers qui suivront et élaborerons les lignes directrices concrètes et la culture de direction requises par «Work Smart». Nous voulons définir les choses à faire et à ne pas faire, tant pour les collaborateurs que pour les cadres.

Vous travaillez dans le développement de la culture à l'échelle du groupe Poste. L’initiative «Work Smart» constitue une partie de votre travail. Quelles sont les autres tâches que vous assumez par ailleurs?

Les deux autres grands thèmes dont je m’occupe sont les principes de gestion et de collaboration (PGC) et Kaizen. Chez nous, la confiance, la responsabilité et l’agilité sont les ingrédients des PGC. Il ne faut pas que cela reste des concepts creux, ils doivent faire partie de notre culture de la Poste et être vécus par tous. De plus, l’initiative «Work Smart» s'intègre parfaitement à l’ensemble des trois principes. Avec Kaizen, nous aspirons à améliorer en permanence notre travail quotidien. Nous créons ainsi un terreau propice aux innovations. Les trois thèmes présentent deux points communs: ils s’emparent des tendances et fixent des objectifs abstraits. La partie la plus importante de mon travail consiste à rendre les thèmes tangibles et à concevoir des propositions et des mesures concrètes, susceptibles d’être mises en œuvre dans le travail quotidien.