09.06.2015

Communiqué de Presse - plusieurs entreprises suisses signent une charte ─ en faveur d’une économie souple et intelligente

L’initiative Work Smart:  plusieurs entreprises suisses signent une charte ─ en faveur d’une économie souple et intelligente

Les modes de travail flexibles ont le vent en poupe. Mais bon nombre d’entreprises ne sont pas encore prêtes pour se les approprier ou n’en sont encore qu’au commencement. La récente initiative Work Smart veut aider les entreprises suisses à les introduire et à les encourager. Sept entreprises ont signé la charte de l’initiative. S’appuyant sur une étude de la haute école professionnelle Nordwestschweiz, elles ont mis au point un guide avec des conseils pour l’introduction de modes de travail souples.

Le monde du travail en Suisse évolue: de nouvelles technologies, des modes de vie variés et l’évolution du système des valeurs placent les entreprises au devant de nouveaux défis. Car aujourd’hui, il ne faut plus abattre son travail exclusivement dans le bureau, à des heures fixes. Les collaborateurs peuvent accéder à leurs dossiers à domicile ou de façon nomade, se connecter à des réunions ou encore joindre des visioconférences. Cette ouverture permet d’assouplir les processus et aussi de mieux les adapter aux réalités des collaborateurs et aux besoins des clients. Bien des entreprises veulent saisir cette opportunité, mais souvent, les conditions ne sont pas réunies pour pouvoir exploiter ou encourager des modes de travail souples.

L’initiative Work Smart en faveur de modèles de travail flexibles
C’est là qu’intervient justement l’initiative Work Smart née du Home Office Day. Les architectes de l’initiative, à savoir Microsoft Suisse, La Mobilière, La Poste Suisse, les CFF, Swisscom, Witzig The Office Company et la SRG SSR veulent d’une part favoriser le travail flexible en leur propre sein et d’autre part aussi accompagner et soutenir d’autres entreprises suisses dans l’introduction de modes de travail souples et nomades. Les sociétés signataires de la charte commune adhèrent aux trois principaux objectifs qu’elle définit: créer des conditions-cadres motivantes pour les collaborateurs, mieux s’ouvrir le marché de l’emploi pour le recrutement de spécialistes, et faire un meilleur usage - aussi plus constant au fil du jour - de l’énergie, des bâtiments et des infrastructures de transport.  Par leur signature symbolique, les auteurs de l’initiative invitent les autres entreprises à signer elles aussi la charte et à s’engager pour faire des modes de travail intelligents une réalité au sein de leurs organisations.  

La semaine Work Smart
Au travers d’une semaine de promotion, du 15 au 19 juin 2015, les auteurs de l’initiative de Work Smart souhaitent rendre attentifs à la thématique des modes de travail souples et intelligents: des conférences, des exemples tirés de la pratique et des ateliers visent à permettre aux décideurs de mieux s’informer sur les modes de travail flexibles et de recueillir des impulsions pour leur propre entreprise. Pour pouvoir se faire une idée des modèles de travail flexibles sur le terrain, 50 lieux de travail dans toute la Suisse font une semaine portes ouvertes: ils sont donc librement accessibles pendant ladite semaine. La liste actuelle des manifestations ainsi qu’une carte des postes de travail ouverts peuvent être consultées à l’adresse:
www.work-smart-initiative.ch/week

Etude de la situation, des difficultés et des facteurs de succès
L’initiative Work Smart a mandaté la haute école de psychologie appliquée au sein de la haute école spécialisée Nordwestschweiz de dresser un état des lieux des modes de travail souples dans les entreprises en Suisse, d’analyser les difficultés auxquelles elles sont confrontées en la matière et d’examiner les facteurs favorables ou défavorables. L’étude à montré l’existence de différentes phases dans l’évolution: une phase initiale et une phase avancée.  «Aux dires des sociétés sondées, la principale difficulté réside dans la création d’une culture propice à cette thématique et aussi dans le soutien du management» a indiqué le chargé de l’étude Johann Weichbrodt. Par ailleurs, les cadres dirigeants sont contraints de remettre en question leur conception de la conduite. Dans les entreprises encore en phase initiale, les cadres dirigeants sont forcés de contrôler et de réguler de plus près leurs collaborateurs. Dans les entreprises en phase avancée, il est possible d'accorder une plus grande latitude et une plus grande confiance, et il faut donc un style de conduite davantage axé sur les objectifs et les résultats. Un mode collaboratif efficace exige toutefois aussi des conditions-cadres claires par la suite. Il faut organiser la présence physique commune et définir des règles pour la joignabilité, en particulier en ce qui concerne les heures de travail inhabituelles. Plus les conditions de travail sont flexibles, plus il est important de ne pas perdre de vue le degré de charge des collaborateurs et plus les équipes doivent s’autoréguler, c’est du moins ce qui ressort du sondage.

Fruit de l’étude - un guide avec des conseils
Tirer les enseignements de la pratique: un guide à l’usage des cadres dirigeants fournit, outre une synthèse rapide des principaux résultats de l’étude, des conseils sur la manière de favoriser les modes de travail flexibles, des indications sur les conditions-cadres nécessaires à cet effet et une liste de facteurs déterminants pour le déploiement. L’un des principaux facteurs réside dans l’infrastructure technique. Il faut notamment un matériel mobile, une connexion sans fil stable et un accès informatique libre aux plateformes et systèmes indispensables. Par ailleurs, il faut aussi des instruments de communication adaptés à la collaboration virtuelle et une culture de la conduite axée sur les objectifs et non la présence.


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